English Passion

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Welcome here !

Ce blog sera composé d'une fiction que j'ai écrite.

Elle est en cours d'écriture donc il faudra patienter après chaque chapitre ^__^ !

Je poste aussi cette fiction sur le forum suivant : robertpattinson

J'ai déjà une fiction en cours : Bella-as-Edward

Il s'agit d'une fan fiction basée sur Twilight / Fascination !

La fiction que je vous propose sur ce blog n'a rien à voir avec Bella et Edward.
Mais "l'esprit Edwardien" n'est pas très loin, vous verrez bien !

/!\ Âmes sensibles s'abstenir /!\

Cette fiction est un Lemon, c'est à dire qu'il y figure du sexe, des propos osés etc.

J'espère qu'elle vous plaira autant qu'elle plait déjà sur un forum où je la poste.

Surtout, protégez-vous. Je ne parle pas de contraception dans cette fiction, du moins pour le moment mais je n'en oublie pas pour autant l'importance qu'elle a dans la vie de tout les jours ! Sortez couvert, faites des tests et la pilule est aussi importante !

Je ne préviens pas par commentaire des suites ayant d'énorme soucis de connexion, voilà pourquoi une newsletter est mise en place ^^

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Gros Bisoux.

Beverley

Le casting :

Beverley : Moi, mais les images de Kristen Stewart sont utilisées.

Gareth : Ressemblance avec Robert Pattinson...

Steph : Ashley Green

Mina : Celle d'Ugly Betty

Cedric : Ed Westwick

Lucas : Gareth Gates


Le reste à suivre..

# Posté le mardi 16 septembre 2008 14:23

Modifié le vendredi 03 juillet 2009 10:11

Chapitre 1 : La pré-rentrée

Chapitre 1 : La pré-rentrée
/!\ Je tenais à préciser avant que vous ne lisiez cette histoire, qu'elle n'est que purement fictif !!! Ceci n'est pas ma vie, ni même mon comportement !!
Certes la fille porte mon nom, les mêmes études etc mais ce n'est en aucun cas moi, jamais je ne pourrais me comporter ainsi xD !
/!\


Après avoir entendu avec une joie non dissimulée la sonnerie de mon portable, en signe de réveil, je me préparai pour la pire rentrée scolaire de ma vie. Oui la pire, car du haut de mes 19 ans je me trouvais encore en terminale, alors que dans la suite logique des études, je devrais me trouver en seconde année de BTS. Fichu BEP en deux ans et fichu BAC raté !

Ah quelle joie de revoir les mêmes profs depuis des années ! Sans compter les petits rigolos qui ne manqueront pas de se foutre de ma gueule en voyant que le bac m'est passé sous le nez. Ils verront au cours de l'année que le Bac c'est pas si facile que ça.. ils verront et là je rirais bien !

Après une courte douche, j'enfilai rapidement un simple débardeur à dentelle noir ; faussement bustier, un kilt arrivant à mi-cuisse ainsi que des collants résilles et une bonne paire de Rangers. Oui, j'aimais ce style assez punk, rock voir destroyed et j'ai toujours eu pour habitude de m'habiller ainsi au lycée. Même si souvent les petites racailles essayaient de me déstabiliser, mais leurs paroles me faisaient au contraire bien sourire. Savoir qu'ils puissent fantasmer sur mon physique et mes tenues assez extraverties me faisait assez rire intérieurement, car jamais ils ne m'auront, ça c'était clair et net !

J'entrais alors pour ma cinquième année dans ce lycée public, non pas forcément pourri, mais un peu trop fréquenté par la racaille de nos jours, séjournant du côté BEP du lycée professionnel, ainsi que des -jolies- poupées barbies toujours collées aux baskets de leur Ken émo. Mais j'étais tout de même bien heureuse de retrouver certains amis plus jeunes ou alors doublant aussi comme moi. Les surveillants me connaissent parfaitement, les billets d'absences seront faciles à gratter encore une fois cette année.

Après un court trajet de 5 minutes, reliant ma maison au lycée, ma mère me déposait devant celui-ci. Je voyais déjà les hautes grilles me dire " ne compte même pas sécher cette année ! " Pff satané caméra de merde ! Elles ne sont même pas branchées, elles sont simplement là pour faire peur aux petits nouveaux de seconde. Voyant l'immense cendrier devant le lycée, je souris. Repensant aux années où je fumais avec mes amis lors des récrés, se grouillant à finir notre clope avant la sonnerie imminente des cour. Ah c'était la bonne époque ! Espérons que cette nouvelle année soit identique, ou du moins un minimum correct !

Je grillais ma clope en solitaire, comme souvent le matin devant le lycée. Il était 9h27, plus que 3 minutes avant la sonnerie qui m'avertira d'aller dans la salle de sport du lycée afin que le directeur puisse faire l'appel et nous attribuer nos classes. J'allais donc passer mon année dans la classe de Terminale STG Communication et Gestion des Entreprises.. génial, non réellement, j'aime la communication.

Ma clope écrasée, je pouvais enfin rentrer dans le lycée, hé oui Lycée Sans tabac depuis à présent 3/4 ans. La salle de sport était toute proche, ayant parcouru ce trajet depuis à présent 5 ans, je ne connaissais que trop bien le chemin et arrivais en à peine quelques secondes. La porte était grande ouverte, le directeur contre la porte accueillant chaque élève entrant dans le gymnase. Un simple sourire hypocrite de ma part vers ce vieux frigide et hop me voilà dans le gymnase.

Je cherchais des têtes que je connaissais parmi la centaine d'élèves présents.

- Hey Bev' !
Me dit alors une voix féminine que reconnaissait.
- Steph ! Comme on se retrouve !
- Merde ! Si t'es là c'est que..
- Oui, j'ai loupé ce satané bac !
- Désolée ! Tu seras en Communication cette année ? tu changes de section ?
- Ouaip ! On sera ensemble comme ça !


Et nous rîmes, cette fille était assez naturelle, je l'appréciai pour sa sincérité et sa fraicheur, loin des filles superficielles du lycée qui ne voulaient qu'une chose : montrer qu'elles existaient.
C'est à peine quelques secondes plus tard que je me retrouvais entourées de personnes que je connaissais de vue, assez sympathiques pour certaines.

Le directeur prit alors son micro afin de parler à l'ensemble des élèves. Je détestais ce principal, voir sa tête pour la cinquième année n'était pas bon pour moi. Lorsqu'il me regardait avec son air frustré et hautain bouh ! je supportais pas. Le lycée est public, je peux donc m'habiller comme je l'entends et cela doit sûrement l'emmerder le vieux ! AH Mr n'aime pas les gothiques, punk, rockeur et j'en passe. Un vieux quoi.

Un quart d'heure plus tard, il continuait à parler du règlement du lycée, que personnellement en cinq ans, je n'avais jamais lu (xD), puis il commençait enfin à attribuer les classes aux élèves. TS, TES, TS, TSMS, TSI et enfin TSTG, bien à tomber, ma classe était appelée en toute dernière.

- J'ai donc le privilège de vous présenter votre nouveau professeur principal, Mr Cullen sera votre professeur d'Anglais. Il devait être un simple assistant, mais votre professeur d'anglais Mme Louis étant fortement malade, nous avons donc pris la décision de la remplacer.

Oui ta gueule, aller passe-nous ton spitch et appelle nos noms ! Qu'est-ce que je m'en foutais comme l'an 14 de ce prof Cullen. Vieux schnok ! Il doit bien être content d'avoir son nom dans le Best-Seller le plus connu du moment, il pouvait pas avoir un nom comme tout le monde ? Non Cullen, chicosse carrément ! Mr devait sûrement connaitre la popularité de son nom de famille, Twilight quand tu nous tiens.. J'adorais ce livre, vraiment ainsi que ses personnes comme Edward..oh Edward.. Erf bien, retirant ma main droite de mon sein après avoir pensé à ce beau et sexy vampire Edward Cullen, je me devais d'être attentive, afin d'entendre mon prénom de la part du vieux schnok qu'est le principal du lycée. Étrangement, je ne voyais même pas ce prof nommé Cullen. En retard le nouveau ? hey bah génial mon grand ! Il ne restait pourtant qu'une trentaine d'élèves dans la salle, en plus du directeur, des infirmières et le personnel du lycée. Le professeur Cullen devait donc s'y trouver, mais je ne le voyais pas.

Par-contre, pour le plus grand plaisir des yeux, un beau garçon se tenait proche du directeur. Lui Mr Cullen ? Nah impossible, il semblait avoir à peine la vingtaine d'années, même pas si ce n'est mon âge. Il était si.. captivant, grand, mince mais avec une masse musculaire assez voyante à travers sa chemise noire en soie. Ses cheveux coiffés en batailles d'une couleur assez originale, un blond aux pointes cuivrées. Je n'étais pas vraiment attirée par ce genre de garçon, je veux dire les blonds, mais celui-ci ne l'était pas vraiment, cette couleur cuivrée lui donnait un air assez mature, intelligent et incroyablement sexy. Je préférais les bruns de loin mais là ce gars... Il portait un jean assez proche du corps, non pas un slim mais un pantalon taillé droit, de couleur bleu foncé. Je ne pouvais pas voir son regard d'ici, mais quelques éclats de soleil éclataient en sa direction, je voyais du vert, hum oui du vert c'était ça. Joli regard, joli physique, belles mains en vue, longs et fins doigts, belle tête de beau mec et oh.. si seulement il pouvait pivoter un peu sur la droite que je puisse mater un peu son petit... hum Bev' ressaisis-toi, si ça se trouve il s'en tape royalement des filles dans ton genre, il est peut-être gay en plus qui sait... je grimaçais à cette pensée, moi qui avait l'habitude d'avoir des meilleurs amis gays, je ne le voulais pas en meilleur ami, je le voulais pour moi, dans mon lit, pour être franche.

- Mlle Cooper Beverley.


Et voilà que le directeur m'appelait, c'était parti pour une année d'enfer dans ce lycée que je connaissais trop bien. Je passais à côté de pas mal de futurs camarades de classes, leurs regards bloqués sur moi, autant par la curiosité que par mon style vestimentaire. En passant à côté du beau gars que j'avais remarqué quelques minutes plus tard, je le voyais me regarder de haut en bas, son regard intensément posé sur mes rangers, un fantasme ?! Étrangement, ce gars me gênait, autant j'aimais charmer mais son regard était un peu trop intense et me déstabilisait. Je lui lançai un sourire timide, il fit de même sans le côté timide du geste. Un sourire franc en coin, un regard intense et des putains de belles lèvres qu'il mordillait soudainement. Je le voulais. Je l'aurais tôt ou tard je me le promettais.

Ce gars me faisait penser un peu au vampire de mes rêves, celui qui hante mes fantasmes les plus fous, celui qui provoque en moi des désirs les plus pervers, Edward Cullen. Sa chevelure, mixée d'un Robert Pattinson et d'un Edward Cullen imaginaire me faisait frissonner.

Pourquoi cela m'arrivait-il ?

Toutes les personnes présentent venaient d'être appelées par le principal, sauf une, ce beau et mystérieux gars. Avait-il été oublié ? N'était-il pas sur la liste ? C'est alors que je vis ses lèvres pulpeuses bouger pour former un son.

- Bien, vous me suivez, nous allons en classe.

QUE ? HEIN ? Qu'est-ce que je venais d'entendre là ? Le suivre en cours ? OMG Non ! Impossible, il ne peut pas être... oh non... MERDE ! Je me retournai, affolée vers Steph, le regard perdu et la voix suppliante.

- Dis-moi que ce gars-là n'est pas notre prof... Dis-le-moi !!!
- Désolée Bev', je crois bien que si...


NOOOOOOOOOOOOON ! Ce n'était tout simplement pas possible, non pas un si beau mec, si jeune et si sexy ! Je savais bien que mon année allait être la pire de toutes, un professeur des plus sexy, j'allais passer 6 heures par semaine en sa compagnie, et me voilà déjà à fantasmer sur lui.

Nous marchions en direction de la salle de cours, Steph voyait que ça n'allait pas, j'étais déjà dégoutée de cette année qui commençait.

- Bev, qu'est-ce qu'il y a ?
- Oh rien, c'est juste une année de merde qui commence voilà tout !
- Pourquoi ?
- Rien, regarde le prof.. tu comprendras.
- Hum.. sexy je le..
- PAS TOUCHE !


Et voilà que mon agressivité et ma possessivité prenait les devants, bien heureusement Steph plaisantait et nous rîmes de nouveau.

- Qu'y a-t-il de si drôle ?

Nous questionna subitement un homme avec un sexy accent anglais. Merde ! c'était lui ! Non ne pas se retourner, faire comme si je n'avais rien entendu, siffler ! oui siffler ! Tututututututuu !

- Rien monsieur.

Venait de lui répondre Steph.

- Bien, ne soyez gênée, je ne vais pas vous manger, vous savez Mademoiselle Cooper.

MERDE SHIT IN THE BOTTLE ! Il connait déjà mon nom ! Je me retournai alors pour lui faire face, il le fallait bien. Je pris alors un sourire timide, putain son regard et ce sourire aaaaaaaaaaah je meurs.

- Héhé.. je ne suis pas gênée voyons...
- Bien..


Me dit-il, sans protester avec le plus craquant des sourires que j'ai pu voir durant mes 19 ans d'existence.

Nous entrâmes dans la classe d'anglais et une place nous était attribuée, hey merde me voilà au premier rang, face au bureau en plus ! La belle affaire ! Je m'installai donc, sortis mes affaires, mon agenda manga, mon carnet de note avec bien sûr en première page la couverture de Twilight que j'avais dessinée moi-même, fière de moi. Le beau et sexy hum.. L'intelligent professeur Cullen venait de nous distribuer des fiches de renseignements, des plus banales qui soient :

Nom : Cooper.
Prénom : Beverley.
Date de naissance : 06/06/1989
Lieu de naissance : à l'hôpital !
Langues parlées : Français, Anglais, Espagnol, Japonais.
Moyenne au 3éme trimestre de l'année dernière en anglais : 18/20
Votre rêve : Vous avoir dans mon lit. Vivre à Tokyo ou à Londres.
Livres préférés : Twilight, New Moon, Eclipse, Breaking Dawn.
Vous aimez ? : La musique, la tendresse, l'écriture, l'amour, le dessin, le Japon, les gens mystérieux...


Bref des détails comme tous les profs demandent en général.

Je tendai alors ma copie vers le prof qui se trouvait en face de moi, examinant le moindre de mes faits et gestes lorsque j'écrivais sur le petit morceau de feuille qu'il avait distribué. Je voyais que j'étais encore la seule à lui avoir rendu et je le voyais scruter ma feuille avec sérieux, quelques sourires par-ci et par-là quand soudainement son regard remonta vers moi. Regardant fixement droit dans mes yeux, j'arrêtai de respirer, putain qu'il est beau, quel regard ! Il se leva alors, marchant à une allure normale, il avait une classe que rare les français avaient ! Logique il était anglais, idiote va ! Il se mit alors à mes côtés, je n'osai le regarder et continuai à fixer un point non désiré sur le tableau face à moi, je sentai soudainement une fraiche haleine se balader près de mon oreille, c'était lui. Il était là, penché à mes côtés, que me voulait-il ?

- Mademoiselle Cooper, hum Beverley si je puis me permettre, je vois que vous aimez beaucoup l'anglais.. cela vous dérangerait-il de rester après la classe ? J'ai à vous parler.

Venait-il de me susurrer à l'oreille. Je perdai pied, j'étais extasiée par sa douce voix et son accent si hum sensuel. Son souffle si chaud, mais à la fois glacial qui se niche encore dans le creux de mon oreille. Je tentai de le regarder en bougeant petit à petit ma tête vers lui. J'inclinai alors ma tête de haut en bas, signe affirmatif de sa demande. OUI je viendrais à la fin du cours oh que oui...

Après avoir presque cessé de respirer durant pas mal de secondes, je reprenai mes esprits en voyant que le prof se baladait dans la classe pour ramasser les fiches des autres élèves. Je respirai profondément, les mains agrippées à mes cuisses, ce gars me faisait de l'effet. Malgré les minutes qui passaient je ne cessai d'avoir en tête sa voix au doux accent british, " cela vous dérangerait-il de rester après la classe ?" cette phrase, tendre et à la fois combinée d'un sous-entendu que j'espérais. Je secouai la tête de gauche à droite, essayant de ne pas y penser, je ne pouvais pas.. c'est un prof après tout, je ne peux rien espérer, une minette comme moi n'est rien à ses yeux et encore moins pour ce qu'il cache sous son boxer, les femmes plus mûres doivent l'attirer.

J'étais bonne en anglais depuis pas mal d'année et cela interpelait toujours mes nouveaux professeurs en début d'année, j'en avais donc l'habitude. Mais jamais je n'avais eu un prof aussi jeune et sexy. Je ne devais pas flancher, je devais être le moins aimable possible ou alors... être tout simplement moi, j'étais bonne en anglais, il ne pourrait rien faire pour faire chuter ma moyenne, j'aurais des bonnes notes et basta ! Je devais le mettre dans mon camp, seule les langues généralement m'avantageaient dans ma moyenne générale. Dans un sens, ce prof ne semblait pas me détester pour le moment, c'était déjà un bon point.

Je préparais alors mon plan, je me perdais dans mes rêveries quelques instants.

Je resterais donc à la fin du cours dans la salle, attendant que les élèves partent. C'est alors qu'il me parlerait de la fiche que je lui ai rendue en début d'heure, nous parlerons des notes que j'ai pu avoir en anglais. Moi debout à côté de son bureau et lui contre celui-ci, les bras tenus sur le bois, laissant afficher les avant-bras les plus parfaits que j'ai pu voir dans ma vie. Me dépassant d'une vingtaine de centimètres, il se baisserait donc contre son bureau, d'un air décontracté, les épaules en arrière, un jeune homme plus qu'un homme je dirais même. Et là, il s'approcherait un peu plus prés de moi, droit et me dépassant d'une bonne tête, approchant dangereusement son visage du creux de mon cou. Je resterai alors sans voix, mais j'apprécierais cette approche, ayant comme envie et seul but : lui.

- Bien... je vois que vous aimez les langues... hum...
- humm... et pas que ça.


Et sans le vouloir, j'aurai dis cela tout haut, il ne bougeait pas, continuant son chemin au creux de mon oreille. Baladant sa mâchoire le long de mon cou, son souffle chaud contre ma peau. Je sentirais alors soudainement sa langue chaude caresser mon cou avec envie et je ne pourrais plus rester de marbre face à ça. C'est alors que mes mains naturellement iront s'installer dans sa chevelure cuivrée, caressant son cuir chevelu avec envie et passion. Sans m'avertir pour autant il passerait ses mains sur mes hanches de façon brusque et entreprenante et je plaquerais mon buste contre le sien.

- Humm...

Nous gémirons à l'unisson, face au contact soudain si proche de nos deux corps et je commencerais alors à parcourir une partie de son être, ma main droite se faufilerait alors sous sa fine chemise et je pourrais sentir la chaleur de son torse. J'abaisserais l'autre main en direction de ses fesses, petites et dures que je malaxerais durant quelques instants. Quant à lui, je sentirais probablement sa langue parcourir ma mâchoire, une main sur ma joue, l'autre plaquée sur mes reins et c'est ainsi que je verrais ses prunelles vertes emprises d'une lave de chaleur. Ses lèvres se plaqueraient violemment contre les miennes et sa langue n'attendrait point pour se faufiler dans ma bouche. Je l'embrasserais alors avec fougue, un désir partagé, je le verrais prendre ma fesse droite avec hardeur et il me soulèverait jusqu'à son bureau.

- Bev ?

La voix de Steph me sortit soudainement de mes rêveries perverses et je me sentis rougir comme jamais. Avais-je gémi comme dans mon plan ? La classe avait-elle remarqué mon évasion ou plutôt l'avait-il remarquée ? Je me sentais gênée et levai le regard vers Steph qui me souriait.

- On se voit demain pour la grande reprise des cours.
- Ou...oui oui.


Réussis-je à dire en bégayant. Merde ! L'heure était déjà passée et voilà que je n'avais aucun plan. Qu'allais-je faire ? Rester là à écouter son somptueux ténor me parler de mes bonnes notes en anglais ? Lui plaisais-je rien qu'un peu ? Son regard n'était pas anodin lorsqu'il me regardait et pourtant je ne pouvais croire qu'une fille comme moi puisse l'intéresser, rectification; une élève comme moi.

C'est alors que le reste de la classe s'en est allé et qu'il ne restait plus que moi comme élève. Mr Cullen était à la porte, saluant les élèves dans le couloir. Puis je le vis fermer la porte, à clé. Euh, qu'est-ce qu'il vient de faire là ? Il veut me séquestrer ou quoi ? Je commençai à prendre un peu peur, froussarde que j'étais tout de même ! Me retrouver seule avec un mec comme lui... je l'ai rêvé tant de fois, mais lorsque ça commence à prendre des tournures réelles, tout cela semble vous faire peur tout à coup. C'est ce qu'il m'arrivait en ce moment même.

Je me levais alors, comme dans mes plans, peut-être que si je restais debout il n' arriverait rien, malgré qu'au fond de moi je le voulais, je n'avais qu'une envie, que son membre soit en moi, dur et serré entre mes cuisses, afin de me montrer ce qui allait se passer par la suite, une suite que je voulais jouissive et où il allait me pénétrer en profondeur de façon plus qu'incorrecte. Mais je devais éjecter cette possibilité de ma tête afin de lui faire face, du moins pour le moment.

C'est alors que je me trouvais à quelques centimètres de son bureau, lui étant toujours dos à la porte. Je scrutai avec un mal de chien son regard mystérieux. Qu'avait-il en tête ? Un mélange de malice et de curiosité étaient ancrés dans son regard, un regard que je ne pouvais éviter, un regard qui faisait baisser le mien. Il m'intimidait, pourquoi donc ? Aucun homme ne m'avait intimidé auparavant merde ! Mon coeur battait à 100 à l'heure, je posai alors mon pouce contre mon poignet, là où mon pouls passait et j'ouvris les yeux tels des soucoupes en comptant le nombre de pulsations secondes que je pouvais avoir. Dieu quel effet il avait sur mon coeur ce con de prof ! Je paniquai, j'essayai que cela ne se remarque pas et relevai alors la tête pour lui faire face. Il s'était à présent installé contre son bureau, comme dans mon plan de tout à l'heure, Merde !

- Bien, Beverley, puis-je dire "tu" ? Ou est-ce trop irrespectueux ?

MY GODNESS qu'il est.. fondant, classe, craquant.. sexy.. J'essayai d'ouvrir la bouche mais je bégayai de nouveau.

- Euh bah... Oui ça va, au... aucun souci.

Je réussis à finir ma phrase, un sourire timide au coin des lèvres, il me regardait intensément avec un sourire des plus craquants au monde. Je le vis alors saisir la fiche que je lui avais rendue en début de cours, il la regardait toujours avec autant de sérieux et toujours ce sourire en coin, j'aurais tellement voulu alors le pouvoir de ce tendre et sexy vampire qu'est Edward Cullen : Lire dans les pensées des gens. Que signifiait ce sourire ? Se moquerait-il de moi ou alors une de mes réponses lui faisait plaisir ? Il était vrai que dans la partie "J'aime ?" je me suis laissée un peu aller en rêvassant mais bon... de-là à sourire ainsi...

- Bien. Je vois que tu as un bon niveau d'anglais selon ce que tu viens d'écrire.
- O... Oui.

Réussis-je à dire.

Il souriait de plus belle, dieu... tue-moi sur place.

- So.. Can we speak english ?
- Donc.. pouvons-nous parler anglais ?
- Yes, no problem.
- Oui, pas de problème.


Lorsque je parlais anglais, je n'étais plus stressée étrangement, c'était toujours ainsi et je ne savais pas pourquoi. Face à ma réponse, il souriait, comme amusé, je n'arrivai pas bien à déchiffrer ses expressions, ce gars était étonnant.

- I saw you're reading some english books. Twilight, New Moon & co.. That's right ?
- J'ai vu que vous lisez quelques livres en anglais. Twilight, New Moon & co.. C'est bien ça ?
- Hum, yes. I love Ed...ehm I love them.
- Hum, oui. J'aime Ed...ehm, Je les aime.


Je le voyais, son regard scrutait le mien, comme cherchant la moindre de mes réactions et pourtant je gardai la tête froide. Sa voix était tellement craquante, mais lorsqu'il parlait français, son charme se multipliait. C'était un peu comme un fantasme, une douce voix, un accent anglais s'installait au creux de mon oreille, ah que j'ai aimé m'imaginer cela il y a plusieurs minutes.

- Hum hum...

J'entendais alors soudainement un raclement de gorge, avais-je trop rêvassé de nouveau ? Je le regardai gênée, sentant mes joues brûler.

- Sorry... I was in my dreams...
- Désolée... J'étais dans mes rêves...
- Ce n'est pas grave, mais dis-moi ?
- Oui ?


Il se remit alors à parler avec son accent british...aaaaa..je rougissai de plus belle, me mordillant la lèvre inférieure en regardant son sourire s'installer sur son visage.

- Á quoi rêvais-tu ?

Merde, fuck, je suis piégée, je ne peux tout de même pas lui dire la vérité..bon mensonge allez, il faut que je trouve un mensonge. J'étais pourtant une belle menteuse quand je le voulais ! Mais là je n'y arrivai pas, la seule chose que j'arrivais à dire c'était :

- Ah... euh...

En faisant un hair-flip, gênée comme j'étais.

- Oh je te gêne...
- No.no...non vous ne me gênez pas...


J'essayai de me justifier, mais rien ne me venait en tête, je ne pouvais quand même pas lui dire que je le voulais, nu ou habillé du moment que je pouvais sentir son membre dur et entièrement en moi.

- Tu peux dire "tu", si tu veux.

Sa voix venait de changer, passant d'un accent simplement british à un doux murmure craquant, tel une invitation coquine que je recevais en pleine figure. Suivi d'un clin d'oeil me rassurant que je ne me faisais aucun film peut-être bien. OMG.Calme Bev, calme, il est anglais et ne comprend peut-être pas le sens de "tu" et de "vous".

- Euh, mais vous êtes mon prof... je ne peux pas...
- Tu as 19 ans, n'est-ce pas ?
- Euh oui...


Quel rapport ? Oui certes mon âge était indiqué sur ma fiche mais bon, je ne voyais pas le rapport, j'étais son élève, que dix ou trois années nous séparent , je devrais le vouvoyer.

- Et moi 21.
- Oh.


Hey merde... je le savais, il n'avait que 21 ans, il devait à la base n'être qu'un simple assistant... hey merde, il fallait que je me coltine un prof aussi jeune et séduisant. j'étais maudite... Il s'approchait encore plus de moi, se détachant du bureau. Il était à présent à moins de 10 centimètres de mon corps, posant délicatement sa main sur mon menton afin qu'il puisse fixer mes yeux à souhait. J'étais gênée et essayais de regarder autre part. Qu'est-ce qu'il voulait ?

* Toi, bien sûr idiote ! *

Me disait une petite voix dans ma tête. J'aurais tant voulu que cela soit vrai... Il me donnait envie réellement, sa main, si belle, ses doigts longs et fins posés sur mon menton me donnait envie d'en sucer un, rien que pour le faire chanter. Pour cela, je devais être sûre que nous étions sur la même longueur d'onde.

- Je ne te plais pas...
- Non, non, ce n'est pas ça !


Bien sûr que tu me plais, grand fou... Je le regardai, les yeux grands comme des soucoupes, il semblait perturbé, comme gêné que sa phrase puisse être vraie. Mais un sourire apparût lorsqu'il entendit alors ma protestation. C'est alors que ce que j'attendai arriva, ses mains se sont alors posées sur mes hanches, il m'agrippait comme s'il ne voulait pas qu'une autre personne me touche. Je mordis alors ma lèvre inférieure, poussant un léger gémissement de contentement. Son regard était intense et il ne bougeait pas ses prunelles des miennes, j'étais sans voix, sans souffle. Je posais frénétiquement mes mains autour de son cou, lui montrant mon envie réciproque. Mon buste contre le sien, mes seins contre son torse, nous ne cessions de nous fixer. Il approcha dangereusement son visage près du mien, nichant sa mâchoire contre la mienne, je sentis alors son souffle au creux de mon oreille. J'en frissonnais, il était si près de moi, j'avais toujours envie de lui, encore plus à l'instant présent.

- Je n'en peux plus Bev...

Me murmurait son ténor, il n'en pouvait plus ? moi non plus... je le voulais là, ici et maintenant, sur un bureau, contre le mur, peu m'importait du moment que nos corps ne forment plus qu'un, qu'il me pénètre comme jamais auparavant on ne l'avait fait, je ne voulais qu'une chose, être sa chose, qu'il soit ma chose aussi. Que les rôles de dominé et dominant soient aléatoires, du moment que je puisse le sentir en moi.

- Moi non plus Mr Cullen...

J'avoue, cela cassait un peu le charme, je ne connaissais pas son prénom après tout.

- Gareth, je m'appelle Gareth !

OMG, que j'aimais déjà ce nom avant de le rencontrer... Je voulais, je devais me lâcher, sinon j'allais le regretter, je le sentais, quitte à me faire virer je m'en fichais, j'étais majeure et vaccinée et lui aussi. Je voulais lui faire face afin qu'il puisse voir à que point une française comme moi pouvait lui donner encore plus envie... Je pris alors à mon tour son menton et le fixai droit dans les yeux tout en me mordillant la lèvre, puis en passant délicatement la langue dessus.

- Hum... Gareth... I want you now...
-Hum..Gareth..Je te veux maintenant...


Je venais de prendre mon accent anglais le plus sexy et lui avait fait mon regard suppliant. Ses yeux devenaient grands comme des soucoupes sur le moment, puis son sourire coquin réapparut soudainement et sans m'y attendre ses lèvres se plaquèrent contre les miennes, d'une fougue immense. Notre baiser était loin d'être timide, mélangeant nos langues, caressant nos lèvres et les mordillant quelque peu, ce baiser était bien plus qu'un simple baiser. Une sorte de message, un code signifiant que tous deux avions envie de l'autre. Je sentais ses mains descendre le long de mon dos, s'arrêtant quelques secondes sur le tissus de mon kilt, puis sans retenue, il les plaquait sur celui-ci. Je gémissais, ses mains pétrissaient mes fesses de façon si provocante, je savais, je sentais qu'il avait envie de moi. Je posais alors ma main sur son torse, descendant jusqu'à la boucle de sa ceinture. Son jean formait un mont en dessous de celle-ci, j'y posais alors la main et souriais en détachant mes lèvres des siennes. Le regardant malicieusement, ses mains toujours posées sur mes fesses, je relevais ma cuisse contre l'extérieur de la sienne, collant ainsi le simple collant séparant ma peau à son jean. Il agrippa alors ma cuisse avec l'une de ses mains et la fit monter jusqu'à sa hanche. Je fis alors de même avec l'autre cuisse, faisant en sorte d'enrouler mes jambes autour de sa taille, les pieds croisés dans son dos. Ses mains s'étaient reposées sur mes fesses, les pétrissant de nouveau. Je commençais à déboutonner sa chemise de soie, le regardant encore plus intensément dans les yeux tout en continuant de passer ma langue sur mes lèvres.

- Oh...

Je lui faisais de l'effet et cela me plaisait énormément. Je me sentais encore mieux qu'au début, beaucoup mieux même. J'étais tout à fait détendue, prête à lui donner le plus grand plaisir du siècle. Une fois tous les boutons de sa chemise retiré, je lui retirai celle-ci, glissant le long de ses bras musclés. Son torse était beau et musclé, je passai mes mains dessus, caressant chaque parcelle de sa peau. Je caressais du bout des doigts ses deux tétons durs, il semblait gémir à cela, se mordillant la lèvre à son tour, je le regardais, satisfaite. Il me posa alors sur son bureau, voulait-il enfin être entreprenant ? Me dominer ? Je n'attendais que ça... Sans attendre, une seconde il retira habilement la dentelle de mon débardeur, au niveau de ma poitrine, me regardant toujours avec envie. Son sourire toujours aussi coquin aux coins des lèvres. Quelques secondes plus tard, mon débardeur était déjà déficelé et laissait apparaitre mon soutien-gorge noir.

- Hum, tu es si... tentante.

Je souriais de plus belle. Sa main droite prenait directement un de mes seins qu'il pétrissait à travers le fin tissus de mon soutien-gorge, l'autre main positionnée sur ma mâchoire, afin d'entamer à nouveau un baiser enflammé. Sans attendre, ma main s'était dirigée sur la boucle de sa ceinture, la retirant d'un geste rapide, déboutonnant directement le bouton de son pantalon et abaissant sa braguette. Entre deux respirations, je pouvais l'entendre murmurer mon nom avec envie. Ma main était déjà sur le tissus lisse de son boxer, malaxant son membre déjà dur, j'étais satisfaite. Soudainement, il arrêta notre baiser et me regarda fixement dans les yeux.

- Dès que je t'ai vue dans le gymnase, je...
- Chut...


Je lui coupais la parole, posant mon doigt délicatement sur ses lèvres encore humides, je connaissais déjà la fin de sa phrase. Du premier regard, nous avions envie d'une seule chose lui et moi, faire l'amour sauvagement. Je retirais alors d'un geste rapide encore mon débardeur, laissant alors apparaitre d'avantage mon soutien-gorge. Il était à présent torse nu, moi en soutien-gorge, seule mon kilt et mes collants, nos chaussures et son jean restaient sur nos corps déjà mouillés d'impatience.

Il se mit à son tour à genoux, son menton arrivant légérement au dessus du bureau, attirant mes cuisses vers son visage. J'attendais ça avec impatience. De sa main, il écarta le tissus de ma culotte, devant mon intimité et y plaqua doucement sa langue. Celle-ci si chaude et si agréable se balada sur mes lèvres intimes, léchant mon intimité déjà mouillée.

- Hum... exquis...

Il continua à balader sa langue de haut en bas, pointant alors sur mon clitoris, une chaleur m'envahit, je frissonnai. Le point G, le point le plus sensible de mon corps était à présent à découvert, il me regardait avec envie. Sa langue entra petit à petit en moi, je n'en pouvais déjà plus. Ma main se posa sur sa joue. Lorsqu'il releva le visage vers le mien, je posai alors cette main sur son menton, lui demandant de se remettre debout face à moi.

Je posai alors une main sur son torse, le poussant lentement et sensuellement, me remettant debout face à lui. J'abaissai alors mes collants ou plutôt mes jarretelles résilles jusqu'au haut de mes rangers, pour plus de confort. Prenant alors sa main droite vers mes lèvres pulpeuses, passant l'un de ses fins doigts sur celles-ci et commençant à le lécher de façon sensuelle. Ma langue jouait avec son doigt, le suçant de la base jusqu'à l'ongle fin, tout en le regardant droit dans les yeux. Il se mordillait alors les lèvres, il semblait ne plus pouvoir retenir son désir. Je lui rendis alors sa main et me mis à genoux face à lui, devant mes yeux son jean entre-ouvert, j'abaissai celui-ci. Seul son boxer noir était présent dans mon champ de vision, une bosse dans celui-ci, son membre était d'une dureté incroyable. Je passai alors ma main sur l'élastique de son boxer et l'abaissai d'un geste vif, laissant à ma vie un délicieux dessert. Son membre dur, gros et long me fit sourire. Je levai les yeux vers son visage et vis un sourire crispé sur son visage.

- Puis-je ?
Lui demandais-je, d'une voix des plus sensuelles qui soit.

Il avala de travers sa salive et hocha la tête en signe positif, comme s'il était étonné par mon action. J'approchai alors ma bouche de son membre et passai ma langue sur le bout de celui-ci. Ma langue percée jouait alors avec, passant la boule de mon piercing autour de son membre qui durcissait à l'effet que je lui produisais. Ses mains se mirent directement sur mon crâne, caressant doucement mon cuir chevelu. Je mis alors ma main droite à la base de son membre et le mit entièrement dans ma bouche, faisant des va-et-vient de plus en plus rythmés, ma langue tournant autour de son sexe chaud. Je l'entendais gémir.

- God... c'est si bon...

Et pourtant ce n'est que le commencement chéri... Je continuais les va-et-vient de plus en plus rapidement, sentant ses mains s'agripper encore plus à mes cheveux, je stoppais doucement cette fellation si délicieuse. Son membre était propre, j'appréciais encore plus cela. Je posais ma langue sur son nombril me relevant doucement jusqu'à ce que ma langue soit sur l'un de ses tétons, me retrouvant debout, face à lui.

Son regard était encore plus intense que tout à l'heure et ses mains s'emparèrent de mes poignets d'une façon brusque. Nous ne voulions qu'une chose, qu'il entre en moi. Je le sentais. Il posa alors mes mains sur son bureau et je me retrouvais le dos contre son torse, les jambes quelque peu écartées. C'est alors que sa main droite se posa sur le tissus de ma petite culotte noire en dentelle, passant le bout de ses doigts sur ma partie intime. L'autre main dégrafant mon soutien-gorge, le laissant tomber jusqu'à mes poignets. Sa main prit alors possession de mon sein, pour ensuite caresser mon mamelon, calant deux doigts sur mon téton dur, tournant délicatement celui-ci. Je laissais échapper un gémissement, cela me plaisait. Sa main toujours posée sur mon intimité commençait à travailler. Le bout de son pouce se cala sur mon clitoris à travers le tissus déjà humide, pendant qu'un autre doigt caressait la fente de mes lèvres intimes. Je me mordillais les lèvres afin de ne pas laisser échapper un cri trop alarmant. Quelques seconde plus tard, ma petite culotte de dentelles se trouvait au bas de mes pieds et je pouvais sentir juste au-dessous de mon kilt son membre dur contre mes fesses.

Mon dieu... je le voulais, je ne voulais qu'une chose en ce moment-même, qu'il me prenne d'une façon des plus vulgaire qui soit, que je sois son jouet, sa chose. Il frottait à présent son pouce de haut en bas sur mon clitoris, un doigt commençant à entrer en moi, je ne pouvais m'empêcher de gémir d'avantage.

- Gareth... plus vite... je n'en peux plus...

Il me rendait folle, comme jamais je ne l'avais été auparavant. Je mouillais d'avantage et sentais son doigt entrer en moi alors que son pouce frottait toujours sur mon clitoris. Mes hanches bougeaient contre mon grès, un simple réflexe corporel, une réaction au plaisir. Mes hanches allant d'avant en arrière, je gesticulais et sentais d'avantage son sexe dur et lisse contre la fente de mes fesses. Puis un second doigt entra en moi, puis trois, à vitesse de plus en plus rythmée. Je n'en pouvais plus, ses doigts glissaient tout seul, je mouillais d'avantage. Je n'avais qu'une envie, lui crier : Prends-moi ! Prends-moi ! Mais le personnel du lycée nous entendrait.

- Prête ?

Me demanda-t-il. Bien sûr que je l'étais, mais son côté british, gentleman me plaisait encore plus. Prends-moi... Prends-moi...

- Oui, je suis prête, prends-moi Gareth !

Lui ordonnais-je, d'un murmure à peine audible. Il s'exécuta et son sexe entra en moi lentement, et tous deux avons gémis en même temps. Ses mains se plaquaient contre mes hanches fermement et sûrement, j'étais à présent sa chose, son plus grand plaisir et désir. Ses va-et-vient commencèrent à devenir de plus en plus rapides et brusques, je ne pouvais m'empêcher d'agripper le bureau. Son torse se posa alors sur mon dos, ses mains quittèrent mes hanches pour se divertir autre part. Une main sur mon sein, caressant mon téton à nouveau, l'autre frottant encore plus rapidement mon clitoris.

- Hum aa... Gareth. Putain... OOh Encore... continue... plus vite, plus vite !

Il continua cela plus rapidement, me rendant de plus en plus folle, passant sa langue sur ma nuque, je perdais pied. Il savait où étaient mes points faibles, mes points G, comme s'il me connaissait entièrement au niveau sexuel. Ses coups de hanches s'accéléraient de nouveau pour mon plus grand plaisir et je l'entendais gémir encore et encore. Je me sentais voler, mes yeux ne voyaient plus clair, un léger voile apparut devant mes yeux, l'extase était au rendez-vous. Il entrait de plus en plus profond en moi, frottant d'avantage sur mon clitoris qui provoquait en moi des frissons de plaisir, je jouïssais alors, laissant couler sur mes cuisses ma semence, mon jus.

- God, c'est serré à l'intérieur, j'aime ça... ahhhh...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'une explosion de plaisir s'installa à l'intérieur de mon corps, Gareth venait de jouïr. Son torse toujours sur mon dos, fatigué mais embrassant tout de même chaque parcelle de peau de mon dos, de petits baisers doux et tendres.

- C'était... merveilleux..
Dirent alors nos voix.

Je vis sa main atteindre le bureau, un peu plus loin où étaient posées les miennes et il prit un mouchoir. Qu'allait-il faire ? D'une façon des plus gentlemen que je n'avais jamais vu, ni connu, il essuya sa semence qui coulait entre mes jambes, ne voulant salir les vêtements.

- Merci
Dis-je alors, timide de nouveau.

Il remonta doucement ma petite culotte jusqu'à mes hanches, ainsi que mes jarretelles. J'entendis le son de la boucle de sa ceinture, il se rhabillait. Je remis alors mon débardeur, le reficelai. Je me retournai alors pour lui faire face, les joues rosées étrangement après ce qu'il venait de se passer. Je n'osai pas le regarder, je ne savais pas pourquoi, pourtant, c'était vraiment excellent, la plus belle partie de jambe en l'air que j'ai vécu de toute ma vie. Ses longs et fins doigts délicats se posèrent sur mon menton afin de relever mon visage, et lui faire face. Ses prunelles me fixaient tendrement.

- Regrettes-tu ?
- Non... non...

Dis-je, intimidée.
- Tu sembles à nouveau gênée... ou déçue peut-être...?
- Gênée oui... mais pas du tout déçue...
- Tu étais parfaite... ne sois pas gênée, sinon je vais l'être aussi...


Mon dieu... Son accent était des plus sexy que j'ai pu entendre, je ne me le répéterais jamais assez. Et son regard suppliant un sourire, je ne pouvais résister et je souris face à cela.

- J'aime quand tu souris.

Je rougis de plus belle... Il me rendait vraiment folle. Sa main se posa à nouveau sur ma joue, la caressant avec son pouce. Son regard était de plus en plus tendre, je m'en mordillais la lèvre. Puis ses lèvres rencontrèrent à nouveau les miennes, d'une façon totalement différente cette fois-ci. Son baiser était rempli de tendresse, d'une douce passion, puis une série de petit baiser arriva, je souris. Il mit alors fin à nos baisers, à contre-coeur je le voyais.

- Je t'apprécie beaucoup.
Me dit-il, avec un sourire gêné.
- Moi aussi.
Lui répondis-je.

Et nous rîmes tout les deux, comme deux ados timides. Mais la sonnerie de mon portable nous sortit soudainement de notre tête à tête. Je pris alors mon sac et regardait mon portable. Numéro Inconnu. Fuck !

- Allo ?
Demandais-je.
- Bev, t'es où ?

Je reconnu directement la voix de ma mère.

- Avec un copain, pourquoi ?
Mentis-je, à la perfection.

Mr Cullen... enfin Gareth me regardait en souriant, il comprenait notre conversation, à son âge il parlait si bien le français.. il m'étonnait beaucoup.

- Tu étais censée sortir à 10h35, non ?
- Oui, mais j'ai rencontré un copain dans la cour, je l'ai pas vu de l'été.
- Heureusement que je dois aussi attendre ta soeur à l'école d'à côté ! Bon à ce midi!
- Ouai,tchuss !


Et là, j'entendis la tonalité. Je remis alors mon portable dans mon sac, regardant Gareth, d'un sourire timide.

- Avec un copain ?
Répétant les paroles que je venais de dire à ma mère.
- Oui. Je ne vais pas dire à ma mère "oh avec mon professeur d'anglais, tu sais il a 21 ans et on couche ensemble !"
- Effectivement.


Et nous rîmes de nouveau, décidément, j'aimais son rire.

- Je vais y aller, je pense.

Je pris alors mon sac en bandoulière et me dirigeai vers la porte lorsque je sentis sa main encercler mon poignet, me tirant vers son torse.

- Á demain.
Me dit-il, en m'embrassant sur le front.

J'avais la sensation, que nous n'allions plus le refaire, que les cours deviendront sérieux et normaux, j'en perdis le sourire. J'étais trop négative, je le savais, mais je ne pouvais tout de même pas lui imposer cela. Il mettait en jeu sa carrière dès le premier jour de cours, je comprendrais qu'il ne veuille plus de moi.

- Oui... à demain en classe !
- Oh... juste en classe ?

Me demanda-t-il.

Je fus surprise par sa question, ayant perdu tout sourire je recommançai à espérer comme une enfant. Non pas que je l'aimais, mais bon, ceci était nouveau pour moi. Coucher avec un prof, qui plus est simplement âgé de deux ans de plus que moi...

- C'est comme tu veux...
- Et bien, je ne veux pas qu'en classe. Je te veux partout !


Hein ? Attend. "Je te veux partout" . Cette année risque d'être vraiment intéressante en réalité...
Je ne répondis que par un sourire, tournant la clé dans la serrure et sortant de la salle de cours, sautillant sur mes pieds jusqu'à la sortie du bâtiment.

# Posté le mardi 16 septembre 2008 14:41

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 17:39

Chapitre 2 : Un début de journée difficile

Chapitre 2 : Un début de journée difficile
Hier, c'était la rentrée des classes, mais la seule chose que je devais retenir était censée être mon emploi du temps. Au lieu de ça, je n'avais qu'une image en tête ou plutôt deux : Le visage de mon nouveau prof' d'anglais, Mr Cullen et son membre dur de taille assez intéressante. Mon après-midi avait été assez relax, je suis sortie voir des amies en ville, toutes racontaient leur rentrée en BTS ou en terminale aussi.

Nous sommes mercredi 3 septembre et il est 7h30 du matin, j'émerge encore, si seulement je pouvais rester au lit ce matin, je n'avais qu'une envie, me rendormir et rêver à nouveau de Gareth Cullen. En me levant, je prenais tout mon temps pour arriver à la salle de bain pour prendre une bonne douche chaude, me remémorant une vague conversation entre deux de mes amies.

« Flash back »


- Alors ta rentrée Ness ?
- Impec ! Pleins de beaux mecs et belles filles dans ma classe et la tienne Aly ?
- Ah, pf la chance, moi que des moches.
- Et toi Bev' ? Me demanda Ness, ma meilleure amie.
- Ah ouai boh je rêvassais comme d'hab, rien d'intéressant.


Si elle savait... je me voyais mal exposer ce qu'il s'était passé avec mon nouveau prof, comme ça devant tout mes amis, j'aurai une sérieuse discussion avec elle au téléphone ou msn prochainement.

- Aucune personne en vue ? Demanda Aly.
- Non pas vraiment, les filles sont pas vraiment mon style et les mecs boh j'ai pas trop regardé.
(j'étais bien trop occupée par Gareth..)
.
La conversation avait pris soudainement fin, à ma grande joie. Mentir à mes amis n'était pas vraiment une chose que j'appréciais, mais parfois c'était mieux qu'ils ne sachent rien.

Je continuais à me laver, moussant chaque partie de mon anatomie avec soin, j'aimais être propre, l'hygiène est une chose très importante pour moi. Si il vous arrive, comme hier, de subitement coucher avec un inconnu, la première chose à laquelle je fais attention lorsqu'il se trouve nu face à moi, est son hygiène. Heureusement pour moi, Gareth, mon prof' d'anglais était propre à chaque partie de son corps que j'ai pu étudier et toucher. Et voilà que je repensais à son sexe dur, si propre et lisse.

Ce gars-là avait tout pour plaire : la jeunesse, la maturité remarquable, un accent anglais des plus sexy qui soit, une belle musculature, un visage d'ange, un regard pénétrant, des cheveux soyeux et surtout... une langue d'enfer !

Suite à ses pensées, je me voyais toucher mon entre-jambe avec plaisir, ce gars-là me faisait un tel effet, heureusement pour moi que mes connaissances d'anglais soient bonnes, sinon je serais bonne pour rêvasser tout au long de ses cours et me coltiner des notes de merde ! En y réfléchissant... si mes bonnes notes se font remarquées peut-être qu'il m'offrira une surprise... hum son pouce placé délicatement sur mon clitoris, le frottant soigneusement mais perversement, avec fougue et envie, puis sa langue, se baladant sur la moindre parcelle de peau de mon cou...

Toc Toc.


Ma s½ur frappa à la porte de la salle de bain comme à son habitude, voulant à tout prix son fer à lisser de merde alors que ses cheveux sont raides comme du papier. Je devais m'arrêter pour le moment, tant pis je continuerai cela ce soir dans mon lit.

Une fois sortie de la douche, une serviette entourée autour de mon corps, je lui ouvris la porte et elle se dépêcha à prendre son fichu fer à lisser. Je me dépêchai de m'habiller, voyant qu'il était déjà 7h50. Une fois mes fringues mis, mes cheveux brossés mais encore humides, je me maquillai légèrement d'un coup de crayon noir et d'un mascara noir; sur mes paupières une simple touche de blush couleur peau foncée et me voilà prête. Je descendais quatre à quatre les marches, prenant mon sac par la même occasion et m'asseyais à table pour boire mon jus d'orange. Le silence complet, la TV éteinte, ma mère silencieuse faisant déjà ses comptes à 8h du matin et ma s½ur lissant ses cheveux dans le couloir.

Ma s½ur ayant finit de se faire « toute belle », nous pûmes partir en direction de son collège, voisin de mon lycée. J'entrai alors dans la C1 rouge de ma mère et mettai mon mp3 à fond. Je fredonnai la chanson : To Roam, interprétée par Robert Pattinson ou plutôt Bobby Dupea, sous son nom de chanteur/guitariste. Elle était tellement belle, mais j'avais en tête toujours son visage, celui de Gareth.

Je sortis alors de mon sac mon carnet de correspondance et vis que j'avais 1h d'anglais avant le déjeuner, ainsi qu'une autre heure juste en fin d'après-midi. J'avalai de travers ma salive, comment allai-je tenir dans une salle en sa compagnie ? De plus, je me retrouvais juste devant lui en cours, l'enfer commençait déjà, mon enfer sexuel personnel.

La voiture de ma mère se stoppa alors devant le collège de ma s½ur, plus que 3 minutes de trajet à peine et ma première journée de cours commencera. Toujours en train d'écouter mon mp3, cette fois-ci sur une douce chanson du groupe de Vizual Kei ; X Japan, qui s'intitule : Longing-Melody. Il m'arrivait un jour sur deux d'écouter des douces chansons avant d'arriver au lycée, parfois des plus rythmées mais ce matin je voulais me calmer, apaiser cette envie de sexe qui ne faisait qu'augmenter entre mes cuisses. Même si je n'y arrivais pas, la voix de Robert Pattinson, chantant « To Roam », résonnait toujours dans ma tête malgré que j'ai changé de chanson. Cette voix si chaude, suave qui ne me donne qu'une envie : lui faire sauvagement l'amour, qu'il ait sa barbe de trois jours, un costard ou alors son teint pâle comme dans le film « Twilight ». Le son des freins de la voiture me sortit alors de mes pensées et je sortis de la voiture, claquant la porte au passage.

J'arrivais comme à mon habitude devant les portes du lycée, guettant les élèves, sortant mon paquet de cigarette. Une fois ma cigarette allumée, je vis Steph débarquer vers moi, comme une furie. Elle allait sûrement me demander ce qui s'était passé hier matin, après que tout le monde soit sorti de la classe et que seul Mr Cullen et moi-même sommes restés.

- Hey Bev' !
- Salut Steph.

- Alors hier ? Demandait-elle, surexcitée.
- Quoi hier ? Lui demandais-je, l'air faussement étonnée.
- Bah, après l'heure de vie de classe, t'es restée avec le prof non ?
- Ah ouai, boh il voulait savoir mon niveau d'anglais, car sur la fiche j'ai indiqué que l'an passé j'avais 18 de moyenne.
- Et ?
- Bah rien, on a parlé vite fait en anglais. Et il m'a complimenté sur mon anglais voilà tout.
Mentis-je.
- Mouai, rien de bien passionnant quoi.... Dit-elle, l'air deçue.
- Oui.

Je continuai à fumer, essayant d'ignorer son regard interrogateur. Il était à présent 8h29. Puis la sonnerie retentit, les cours allaient commencer. Nous nous dépêchâmes à aller vers le bâtiment B, le bâtiment des cours généraux.

Ma première heure de cours , Maths passa assez rapidement, le professeur étant une vraie pipelette, il ne faisait que parler et parler durant toute l'heure, l'air légèrement bête. La seconde fût plus constructive, Communication et Gestion des Ressources Humaines, là je devais écouter et me concentrer sur les paroles de la prof, ma matière principale coefficientée de 12 pour le Bac, THE Matière à ne pas louper.

Puis vint alors la récré, je descendais les marches de l'escalier à vive allure, ne pensant qu'à une chose, ou plutôt deux : fumer et le voir. Je ne l'avais pas encore vu et je n'avais qu'une envie, l'embrasser, le toucher, qu'il me touche, qu'il me prenne !

S'est alors que sans regarder devant moi, en descendant les escaliers je fonçai dans un élève. Lorsque je relevai la tête, je le vis, Gareth Cullen. Étais-je encore en train de rêvasser ou était-il réellement là devant moi ? Ses mains se posèrent sur mes épaules, son regard fondant scrutant mes pupilles paniquées, ma bouche en « o » d'étonnement, je perdais pied.

- Tout va bien ? Me demanda son doux ténor.
- Ah, euh oui, hum désolée. Bégayais-je.

Je sentais mes joues légèrement se chauffer, merde Bev' ! Soit moins captable, rougit pas merde ! Je détournai les regards, je ne pouvais pas le regarder en face sans avoir à rougir ou à penser à son corps nu collé au mien. Je devais me changer les idées, je le devais.

- Bon... euh je vais fumer. Bye à tout à l'heure en cours. Lui disais-je, le regard toujours détourné, essayant de dégager ses mains de mes épaules.
- Ah, j'allais en salle des professeurs et ensuite fumer. Tu m'attends ?


Putain, non... je peux pas attendre beau mec, je peux pas attendre des heures et des heures qu'on se retrouve seuls, dans une pièce, nus, ton membre en moi. Erf voilà que je repensais à ça, décidément cette année allait être vraiment un enfer pour moi.

- Désolée, mais je n'ai que 5 minutes de récréation..
- Si j'ai une bonne mémoire, tu n'as pas cours l'heure d'après. Est-ce correct ?


Merde... c'est vrai, il avait raison, je n'avais pas cours avant son heure de cours d'avant déjeuner. Je pouvais pas refuser, il se douterait de quelques choses.

- Mais vous, si.
- Non plus.


Et là, comme une conne, mon regard plongea dans le sien, un sourire bête au coin des lèvres et il partit en direction de la salle des professeurs. Cela faisait quelques secondes que j'attendais, comme une conne dans les escaliers, les élèves se demandaient pourquoi je restais plantée là, mais je m'en fichais.

Et je le revis, un sourire que je connaissais trop bien depuis hier, un sourire assez coquin mais doux à la fois, un sourire qui me faisait fondre. Une fois arrivé à côté de moi, nous descendîmes les escaliers en silence, sa main posée derrière mon dos sans me toucher lorsqu'il ouvrit la porte plongeant vers la cours. Il ne restait plus que vingt mètres avant que nous atteignions les grilles du lycée, là où tous les élèves fument.

Arrivée dans un espace où personne ne fumait, je posai mon sac entre mes jambes et m'appuyai contre les grilles en soupirant. Je le vis sortir son paquet de cigarettes, des LM, j'avais les mêmes, décidément les pervers avaient-ils tous les mêmes goûts ? Lorsque j'allais me pencher pour prendre mon paquet de cigarettes qui se trouvait dans mon sac, il me tendit son paquet, une cigarette sortie par la même occasion. Je l'acceptai, d'un sourire timide.

- Merci...
- De rien.
Répondit-il, avec un sourire éclatant.

Je cherchai mon briquet dans ma poche, ce qu'il remarqua sûrement car il venait de me tendre son briquet, pile en face de ma cigarette. Dans un sens, ce gars avait la classe, le british de base, mais cela me fit assez rire, car vous connaissez le dicton : Qui t'allume, t'encule ! Je repensais à celui là.

- Pourquoi ris-tu ?
- Ah pour rien, je repensais à une chose...
- Ah laquelle ?


Putain, Bev' tu dois mentir ! tu peux pas lui sortir « oui en fait vous venez d'allumer ma cigarette et en France nous avons un dicton : qui t'allume t'encule, ce qui en anglais veut dire : Which lights You, buggers You. Oh... et puis merde, ça pourrait être marrant...

- En fait, en France nous avons un dicton, lorsqu'une personne allume votre cigarette, nous disons : Qui t'allume, t'encule !

Dis-je, en m'approchant de son oreille, afin que personne ne puisse entendre cette phrase assez osée. Puis je me mis à rire, il ne devait sûrement pas comprendre ce que je venais de lui dire.

- W-what ?
- C-comment ?


Je ris de plus belle, qu'il était craquant lorsqu'il semblait troublé.

- Hum, Which lights you, buggers you...

Et là je le vis ouvrir ses yeux comme des soucoupes, c'était tellement drôle. Puis soudainement, un sourire, ce sourire pervers qu'il avait hier à peine m'ayant vue dans la classe face à lui, réapparut. Il s'approcha un peu plus près du lobe de mon oreille, je frissonnai en sentant sa fraiche haleine contre ma peau.

- Oh. Vraiment. Je ne connaissais pas. Je pense que je vais me plaire dans ce lycée... et je sens que tu vas m'apprendre beaucoup de choses...

Oh que oui, quand tu veux darling. Putain, je suis lunatique moi ! Une minute j'ai peur de le regarder, une autre je n'ai qu'une envie, le provoquer, le chauffer. La sonnerie retentit alors, mais je n'avais pas cours, je restai alors devant le lycée, lui aussi, pendant que les élèves rentraient en cours.
Je pris une bouffée de cigarette, puis m'avançai encore plus près de lui.

- Ah, mais ici, c'est moi l'élève darling... C'est à moi d'apprendre... C'est toi qui enseigne.
- J'ai une idée.
- Laquelle est-ce ?
Lui demandais-je, d'un regard malicieux.
- Je n'ai pas cours cette heure-ci et toi non plus...
- Hum... oui ?
- Et j'ai une voiture.


Oh, je ne l'avais encore jamais fait dans une voiture, dieu que ce gars a des bonnes idées !

- Toi... Moi dans une voiture... t'as intérêt à mettre la climatisation... hum !

Il me regardait avec envie, je faisais de même. Nous finîmes nos cigarettes, regardant autour de nous, histoire de ne pas se faire remarquer. Et nous voilà partis en direction de sa voiture, garée au fond du parking des élèves entre deux arbres. Je vis alors une Audi aux vitres teintées, hum personne ne pourrait nous voir, voilà qui est intéressant.

Il m'ouvrit la portière en parfait gentleman et je m'installai alors à l'arrière de la voiture, posant mon sac sur le siège de devant. Il s'installa à son tour, posant sa mallette ainsi que sa veste sur le siège de devant aussi. Je le regardais faire, il semblait si pressé, j'en bouillonnai intérieurement.

C'est alors qu'il posa sa main sur ma joue, l'autre contre ma taille et je me retrouvais contre la porte, son corps contre le mien, ses lèvres fiévreuses collées aux miennes. Dieu que j'attendais cette action depuis hier. Nos lèvres déjà humides, sa langue caressant ma lèvre supérieure pendant que je mordillais l'inférieure. Il me regardait toujours, ses pupilles dilatées, son regard sauvage. Sa main était toujours sur ma mâchoire, guidant notre baiser enflammé et son autre main se baladait sur mon buste, mes seins, mes hanches. Il stoppa le baiser pour recommencer de plus belle dans mon cou, passant sa langue sous mon oreille, la mordillant quelque peu, puis il passa sa langue sur mon cou, le mordillant aussi, il faisait chaud soudainement .

- Un vrai vampire. Gémissais-je.
- Comme Edward Cullen. Dit-il entre deux coups de langues.

Je me stoppai net. Avais-je bien compris ? Edward Cullen ? Mon dieu merde ! Comment il le connaissait ? Je le repoussais doucement, lui lançant un regard interrogateur.

- Comment tu connais Edward Cullen ?
- J'ai regardé sur le net les livres que tu as écrit sur la fiche hier.


Merde... il avait pas tort, putain, j'aurais jamais du écrire ça, je suis conne ou quoi.

- Puis, j'ai regardé l'acteur heum je ne me rappelle plus de son nom, c'est celui qui jouait dans Harry Potter, Cedric. Lançait-il, d'un naturel qui me fit frissonner.
- Robert Pattinson. Lui dis-je, d'un parfait anglais.
- Oui. Il a les mêmes cheveux que moi ! Rit-il.

Je me mis à rougir soudainement, et merde.. allait-il faire le lien ?

- Il est terriblement sexy... Lançais-je, sans m'en rendre compte.

Il s'approcha dangereusement du creux de mon oreille, puis me dit alors d'une voix des plus sensuelles.

- Le suis-je aussi ?
- Oh que oui. Lui avouais-je sans hésiter.

Je l'entendis alors inhaler au creux de mon cou, gémissant un « hummm » long et rogue.

- Je serai alors, ton vampire sexy... d'accord ?
- Ouai... et moi je n'ai pas de surnom ?
Lançais-je, faussement boudeuse mais déjà à l'affut de prochaines provocations que je pourrais lui faire en cours.
- Humm... ma vampiresse sexy ? Dit-il avec son accent terriblement érotique.
- HUum.
Répondais-je alors que sa main se posa sur mon sein droit.

Il posa délicatement son index sur mes lèvres, les caressant doucement. Je passai alors ma langue sur celui-ci, l'emprisonnant entre mes lèvres afin de le sucer. Son regard devenait de plus en plus fiévreux et son sourire s'élargissait à vue d'½il.

- Délicieux. Lui lançais-je.
- Humm.


Ses gémissements commençaient à devenir un son assez familier pour moi depuis hier, je les aimais déjà.

Continuant à caresser son index avec ma langue, je renversai notre position. Lui, le dos contre la banquette arrière et moi à califourchon sur lui. Je continuai tout de même à sucer son index, prenant sa main dans les deux miennes. Le regardant langoureusement, essayant de lui montrer une sorte de petit aperçu de ce que je lui préparais. Il semblait apprécier, il souriait tout en passant ses mains sur mes hanches, le bas de mon dos et ma poitrine. Ses mains étaient magiques, un simple contact me faisait frissonner et j'en voulais toujours plus.

C'est alors que je stoppais ce que j'étais en train de faire à son long doigt et je posai délicatement mes lèvres contre l'ouverture de sa chemise déjà quelque peu déboutonnée. J'inhalai son parfum naturel et déboutonnai le reste de sa chemise, passant ma langue sur son torse dur et ferme. Je pouvais l'entendre respirer à vive allure, sentant les battements de son c½ur sur ma langue, une sensation purement intense. Je descendis de plus en plus bas sur son corps, posant alors mes jambes sur le tapis de sa voiture. Elle était grande, une Audi, j'avais assez de place pour être à genoux par terre et je comptai bien en profiter, pour lui, pour son propre plaisir. Il remarqua que je descendais de plus en plus bas.

- Hum... Comment résister ?
Me demandait-il alors, d'une voix douce et saccadée.
- Je ne sais pas... Ne résiste pas et tu verras...

Ma voix était un simple murmure tout en étant langoureuse. Je continuai alors à explorer chaque parcelle de son torse, me dirigeant vers sa ceinture qui s'enleva assez rapidement. Lorsque je décidai de retirer les boutons de son pantalon je regardai vers le haut, vers son visage. Il me souriait timidement, cela me faisait sourire mais me déstabilisait tout de même un peu. Pourquoi était-il si timide parfois et l'instant d'après si relax ? J'étais pareil que lui à ce niveau-là, je suppose que c'était dû au fait que je n'ai jamais agi ainsi auparavant. Lui non plus peut-être ?!

Je n'avais couché qu'avec un garçon avant lui, avec lesquel je suis restés 3 ans. C'était la première fois que je me laissai guider ainsi, que je laissai mes pulsions sexuelles agir de la sorte. Mais il me plaisait et je ne voulais pas qu'une autre puisse l'avoir. En y réfléchissant bien, il serait assez étrange qu'il puisse me vouloir autrement que pour le sexe, pourquoi l'attirerais-je autrement ? Il ne me connaît pas et doit sûrement me prendre pour une fille facile. Mais je ne devais pas penser à cela, sinon je sais très bien que je bloquerai sur ce que j'étais en train de faire... Mais cette pensée commençait à m'obséder réellement, rien que cette nuit j'y avais pas mal pensé. Je me sentais à la fois bien et libre, mais dans un autre sens, j'étais sale et je me faisais honte. Je stoppais toutes actions.

Mes mains allèrent se poser sur mon crâne, emprisonnant ma tête entre elles. Je posai mon front contre ses cuisses et restai immobile. Putain Bev', qu'est-ce que tu fous ? J'agissais comme toutes ces petites allumeuses que je détestais tant, je faisais comme elle, avec un professeur en plus, malgré qu'il n'était pas un prof comme les autres, que seulement quelques années nous séparaient. Je sentais le bout de ses doigts caresser mes cheveux, doucement sans geste brusque. Je gémis doucement, non pas de plaisir plutôt de honte, je sentis ce goût salé sur mes lèvres. Une larme venait d'y mourir.

Il allait me prendre pour une de ces gamines frimeuses qui n'assument pas leurs gestes et attitudes, je le sentais. Deux mains chaudes se posèrent sur mes épaules, me poussant en arrière afin que je puisse me redresser. Je n'osais pas le regarder, ma tête était baissée, j'essuyais les larmes continues qui perlaient sur ma joue. Une des ses mains étaient toujours sur mon épaule tandis que l'autre alla se poser délicatement sur ma joue mouillée.

- Regarde-moi.
Me demandait-il, d'une douce voix.
- Je... je ne préfère pas. Je vais rentrer, je crois.

C'était la meilleure chose à faire, malgré que le reste de l'année je devrais l'affronter en cours. Ses doigts se posèrent sur mon menton, je ne pouvais plus éviter son regard interrogateur, presque perturbé à la vue des larmes sur mes joues. Mes joues étaient en feu, je ne voulais pas qu'il me regarde ainsi, qu'il puisse avoir de la pitié ou autre sentiment du genre.

- Pourquoi pleures-tu ?
Me demanda son doux ténor.
- Pour rien..
Mentis-je.

Ses mains ré-encerclèrent mes épaules et après un geste rapide j'étais assise sur lui, à califourchon. Il me regardait, je sentais son regard posé sur moi alors que j'essayais de rabaisser la tête, mais la prise sur mon menton était forte. Il m'obligeait presque à le regarder, mais sans aucune violence, il s'inquiétait réellement, je pouvais le voir dans son regard et sur les traits de son visage.

- Beverley... J'ai fait quelque chose de mal ? Pardonne-moi... mais pourquoi tu pleures ?

Sa voix était remplie d'inquiétude, que devrais-je lui répondre ? Je ne savais pas vraiment. J'avais envie de lui, j'en étais sûre mais la façon dont il me voyait m'était soudainement importante. Je ne pourrais plus le regarder en face si il pensait que j'étais une fille facile, une fille qui irait dans son lit en un claquement de doigts et qu'il pourrait jeter lorsqu'il en aurait trouver une encore plus attirante.

- Je... Je ne suis pas une salope... Je sais pas ce qu'il m'arrive... Ce n'est pas mon genre de coucher avec quelqu'un comme je le fais avec toi... Je... je ne veux pas que tu penses que je suis une fille bête et qui ne fait que coucher et utiliser son corps...

Je l'avais dis, le fixant dans les yeux, les larmes coulant davantage. c'était venu d'une traite, malgré ma voix cassée, il devait avoir compris ce que je venais de lui dire, son français étant assez excellent. Je n'osai pas le regarder et détournai mon regard. Un silence s'installa, avais-je raison ? Me prenait-il pour une fille facile, une pute sans facture ? Je ne voulais pas, je ne pouvais pas rester une minute de plus sur lui, dans cette voiture malgré le fait qu'il m'attirait énormément. J'avais de la fierté, je ne pouvais pas rester ici.

Je pris alors mes clics et mes clacs et m'éloignai de lui sur la banquette arrière de la voiture, croisant son regard remplit d'incompréhension. J'esquivai. Je pris mon sac, remis correctement mon haut et mes chaussures. J'ouvris la porte et sentis une main dure se poser sur mon bras.

- Attend !
Me dit-il, d'une voix rapide et suppliante.
- Je suis désolée...
Lui dis-je, réellement confuse.

C'est alors que je me mis à courir sur le parking du lycée, décidant de me réfugier dans un de mes coins préférés du lycée. Lorsque j'étais arrivée dans mon espace préféré, sous les escaliers du bâtiment A, là où aucun rayon du soleil ne passait, où je pouvais fumer sans me faire remarquer généralement. Le lycée était sans tabac mais beaucoup d'élèves enfreignaient le règlement. Ni une ni deux, j'étais assise sous l'escalier, la cigarette à la main, mes larmes se séchaient avec la chaleur de la cigarette. Allais-je sécher l'heure suivante ou y aller ? J'étais perdue, je ne savais pas quoi faire.

# Posté le jeudi 18 septembre 2008 14:36

Modifié le vendredi 10 avril 2009 21:31

Chapitre 3 : Larmes & Cigarettes

Chapitre 3 : Larmes & Cigarettes
Les minutes passaient et j'étais là, toujours assise, la tête entre mes genoux, une clope encore à la main, elle était loin d'être ma première, loin d'être la dernière aussi. Sauf que je me plantai totalement à ce sujet. J'entendis des pas non loin de moi, je decidai alors d'éteindre ma cigarette sinon j'allais me faire repérée, mais il était trop tard, je vis la tête de mon professeur de Sport de l'an passé.

- Qu'est-ce que tu fais là Beverley ?

Me demandait-il, d'une voix neutre.

Je sortis alors de ma cachette et décidai de l'affronter.

- Rien de bien méchant... je me reposais...
- Dès le premier jour de cours ? Je te reconnais bien là !

Dit-il, d'un ton moqueur mais loin d'être méchant.
- Oui, depuis trois ans, vous me connaissez bien M'sieur.
- Oui, ça sent la cigarette dis-moi...


J'étais comme qui dirait...grillée ! Je le regardai confuse, que lui dire ? Avouer ou mentir ? C'était un prof assez cool mais parfois si strict, je ne savais jamais sur quel pied danser avec lui.

- Bon, on va dire que je n'ai rien senti, par contre, tu as cours dans 5 minutes.

Déjà ? Il était déjà 11h25 ? Je n'avais pas vu l'heure passer après avoir quitter Gareth Cullen dans sa voiture au fond du parking. M'en voulait-il ? Se moquait-il de moi à l'instant ?

- Je t'accompagne dans ta classe, je dois dire un petit mot aux élèves, tu as anglais, c'est bien ça ?
- O... Oui.

Réussis-je à articuler.

Nous montâmes alors les escaliers en direction de ma classe, la A 126. Je pouvais entendre la sonnerie lorsque nous étions arrivés devant ma prochaine classe. J'avais les mains moites, j'avais peur de le revoir. Pas parce qu'il me faisait peur, mais peur de son jugement, de ses pensées sur moi. Nous avions cours en demi-groupe, nous ne serions donc que 12 maximum. J'attendais devant la salle de cours que Mr Cullen ouvre la porte et fasse son cours. Mr Phillipe se trouvait toujours à côté de moi, parlant dans le vide des cours de sport de cette nouvelle année scolaire, alors que les autres élèves arrivaient. Parmi son monologue, une partie m'intéressa.

- Comment ça je peux choisir les trois sports que je veux faire au bac ?
- Tu es doublante Beverley, donc ton programme des deux ans est annulé, tu dois en choisir donc un nouveau. Je suppose que j'élimine déjà la course de vitesse et d'endurance.

Me dit-il en me faisant un clin d'oeil.
- Oui, effectivement.

Je souriais, il me faisait rire, il connaissait vraiment mon côté fainéante lors de ces cours de sports.

- Donc tu choisiras quel menu ?
- Hum Muscu, je peux ? ça m'a été refusé y'a deux ans... Puis Escalade et Badmington ?
- Demandes acceptées! Je te mets dans mon groupe donc car cette année je fais ce menu-là.


J'étais contente, ce prof-là était plutôt light sur ses notes au bac et m'encourageait assez alors qu'il savait que moi et le sport ça faisait dix mille, sauf pour les sports de combats.

J'entendis des bruits de clés se tournant dans une serrure. Il était là et mon professeur de sport s'était empresser de venir lui parler. Je pouvais entendre qu'il lui expliquait qu'il devait avertir les élèves que les cours de sport de cette année avaient changé, etc... Les élèves entraient en classe, dont Steph qui me faisait un signe de venir vers elle en cours. Je me dirigeai donc vers elle, essayant de ne pas croiser le regard de mon professeur d'anglais. Il avait toujours sa chemise entrouverte, connard... il me narguait ou quoi ?! Je décidai de jouer l'indifférente et m'asseyais autre part que ma place attribuée en classe hier. De toute façon, nous étions en groupe, les places changeaient donc. La classe était petite, assez grande pour une quinzaine d'élèves tout au plus.

Le professeur de Sport faisait son petit spitch et je posai ma tête sur mon sac, contre la table. Les yeux fixant le mur à ma droite, je décidai de fermer les yeux, déjà fatiguée de ma matinée. J'entendis la voix de mon professeur de sport comme un simple bruit de fond, il ne fallait pas que je m'endorme même si je ne voulais que cela, m'endormir et me dire que jamais cela ne s'était passé.

Je sentis quelque chose de chaud contre mon visage, j'ouvris alors doucement les yeux et le vis là, accroupi à mon côté. Je ne sursautai pas et décidai de refermer les yeux. Je devais rêver. Pourquoi se pointerait-il là ? Pour me narguer ? Se foutre de ma gueule ? Me parler de sa nouvelle fille facile qu'il a dégotée le temps que je fume dans ma cachette sous les escaliers ? Je pris une large respiration et me détendis. Un souffle chaud me piqua au nez, je réouvris les yeux, il était toujours là. Sans attendre, ma voix était basse, mais froide.

- Quoi ?
- Je peux te parler ?
Me demanda son ténor légèrement tremblant.

Il était gêné, je le voyais sur son visage, ses pommettes rosées exprimaient un sentiment de gêne.

- Nous avons cours...

Il soupira.

- Mr Phillipe en a pour quelques minutes encore et je dois clarifier certaines choses avec toi.
- Comment cela se fait que tu parles si bien le français ?


Lui demandais-je, déviant la conversation.

- Ma mère est française, mais mon père anglais. Viens suis-moi.

Il m'aida à me relever et je le suivis donc dans le couloir, de toute façon je pouvai très bien partir après ou en plein milieu de cette discussion. J'emportai mon sac avec moi et rassurai du regard Steph qui semblait ne rien comprendre. Une fois la porte fermée, nous nous retrouvâmes dans le couloir silencieux et vide. Je le vis prendre une grande respiration.

- Bien. Je suis désolé pour tout à l'heure !

Il semblait sincère, mais j'étais toujours silencieuse.

- Je ne te prends pas pour une fille stupide ou une salope.

Je sourcillai. Oui et ? Il soupira de nouveau et s'avança plus près de moi.

- Il est vrai que j'ai eu envie de toi dès que je t'ai vue. Hier, j'ai adoré ce que nous avons fait. C'est la première fois pour moi aussi que j'agis comme ça avec une fille et je me sens con car tu as pleuré. Je ne voulais pas que tu penses que je te parle juste pour coucher avec toi. Je suis ton professeur, mais je n'ai que 21 ans et toi 19, je ne peux pas stopper mes envies. Si j'ai envie de te parler je le ferais, si je veux t'inviter à boire dans un Pub je le ferais. Si je veux te dire que j'ai envi de ton corps...

Je stoppai son monologue assez touchant et lui répondis alors.

- Et dans deux jours ça sera une autre fille canon du lycée avec laquelle tu auras envi de tout ça aussi...
- Non ! Je ne suis pas venu ici pour ça, je suis ici pour enseigner.
- Et moi alors dans l'histoire ? Je suis ici pour te déstresser après une longue journée de travail ?
- Non plus. J'aime bien te voir sourire, te voir certes avoir du plaisir, mais j'aime te voir tout simplement.
- Oui, depuis 24h.
- Et alors ? Il y a bien un début à chaque rencontre.


Je ne comprenais pas ce qu'il tentait de me dire. Lui plaisais-je au-delà de mon corps ? Du sexe ? Je n'avais pas eu le temps de lui répondre que Mr Phillipe était en train de sortir de notre classe. Donnant un clin d'oeil vers nous, il s'en alla. Nous repartîmes alors en classe. Il restait 40 minutes de cours et Mr Cullen demanda simplement aux élèves ce qu'ils savaient dire en anglais. Une sorte de petite test, faire connaissance plus simplement avec 12 élèves que 24.

L'heure passa rapidement et il fut l'heure de manger. Je sortis de la classe sans même le regarder, les autres élèves étaient déjà sortis aussi, mais un bras m'emprisonna de poignet. C'était lui encore.

- Nous n'avons pas fini de parler...
- Je dois y aller... à demain.
- Mais nous avons cours cet après-midi.
- Non, l'autre groupe. Je viens de vérifier sur l'emploi du temps.


Il semblait déçu, qu'est-ce que j'en pouvais si nous étions en demi-groupe ? J'avais tout de même envie de le serrer dans mes bras, j'étais assez méchante avec lui depuis ce matin... Je me haïssais d'être ce que j'étais.

- Tiens!

Il me tendit un morceau de papier plié en 4.

- C'est quoi ?
- Tu verras. J'espère que tu me pardonnes en tout cas...


Il ferma la porte à double tour et s'en alla, aussi vite que l'éclair. Comme si il avait peur d'une chose, comme si ce morceau de papier avait une valeur sûre. Je le dépliai et me mis à le lire.


Beverley,

Je suis désolé pour tout à l'heure. Ne te méprend pas, tu es quelqu'un de bien et j'aimerai te connaitre plus.
Ne refuse pas, s'il te plait. Certes, je te veux, mais je ne te prends pas pour une bitch.
Je te prends pour Beverley, une jeune fille de 19 ans.
Rendez-vous ce soir à 18h au jardin public de la ville.
Je t'attendrai.
Prends soin de toi.

Gareth.C



J'avais fini les cours pour cette journée. Courte certes mais rude en émotion. Je rentrai chez moi tranquillement avec le bus. Je me posai sur mon lit et me relaxai en écoutant toujours la même mélodie au piano, celle d'Isaac Shepard qui s'intitule Before Dawn. Les heures passaient et je m'étais endormie. Il était à présent 17h. Il me restait donc 1h pour aller à mon point de rendez-vous. Je me préparai tranquillement en prenant une douche légère, me coiffant, m'habillant et me maquillant.

Je pris le bus, les écouteurs sur les oreilles et écoutai encore cette douce mélodie. Le bus s'arrêta devant le jardin public, il était 17h45 et Gareth était déjà présent. Il ne remarqua pas encore ma présence, je le voyais assis sur une balançoire, remuant les pieds sur le sol comme un ado stressé. J'étais dos à lui et me dirigeai vers lui. Lorsque j'arrivai derrière lui sans faire un bruit étant donné qu'il ne bougeait pas, je posai légèrement ma main sur le haut de son dos. Il se retourna étonné et me sourit alors timidement.


# Posté le samedi 20 septembre 2008 14:01

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 21:52

Chapitre 4 : Le Jardin des Secrets

Chapitre 4 : Le Jardin des Secrets
Je raclai ma gorge sèche par simple timidité, puis je le vis se lever.
- Salut.
Lui dis-je tout en me mordillant la lèvre.
- Salut.
Me répondit-il, un sourire timide aux coins des lèvres tout en passant sa main dans ses cheveux.

Je répondais alors à son sourire sans trop savoir quoi dire ou faire. Nous étions l'un en face de l'autre silencieux. Chacun observait l'autre sans le moindre geste. Voyant qu'il n'osait pas parler et voulant savoir ce qu'il avait à me dire hormis vouloir le connaître, je m'avançai vers lui.

- Hum donc...
Dis-je.

C'est alors qu'il commença son questionnaire, comme s'il l'avait soigneusement préparé. Durant l'heure qui suivit, il me posa toutes sortes de questions, passant de la musique à la gastronomie ou aussi à mes goûts cinématographiques et de livres. Il voulait en savoir un peu plus sur ma vie, ma famille et mes amis. Nous avions décidé de répondre tous les deux à chacune des questions posées. J'apprenais alors qu'il avait des parents assez aimants et avec une bonne situation financière, qu'il était fils unique et qu'il était venu des dizaines de fois en France étant donné que sa mère est française. Au niveau musical, le piano, les douces mélodies ainsi que les balades rock sont ses favoris. Sa couleur préférée était le bleu et qu'il aimait le cinéma asiatique. Une heure non-stop à discuter de tout et de rien, nous trouvant pas mal de points en commun.

Lorsque 19 heures sonna au clocher de l'église proche du jardin public, je regardai alors mon téléphone vérifiant si je n'avais reçu aucun sms ou appel de ma mère. Généralement, nous mangions entre 19 heures et 21 heures.

- Tu dois rentrer ?
Me demanda Gareth d'une voix étonnée.
- Non, mais avant 20h30 oui.
Lui répondis-je en remettant mon portable dans ma poche.
- Bien, il nous reste encore 1h30 alors.
Dit-il avec le sourire.

J'acquiessai d'un signe de tête sans user de ma voix. Il se leva, sa main était posée sur le bas de mon dos pour m'indiquer que je devais le suivre. Nous quittâmes le jardin public en silence. Qu'avait-il en tête ? Cela faisait une heure entière que nous parlions, il savait plein de choses sur moi, je ne pouvais donc pas deviner ce qu'il me concoctait. Nous marchâmes durant plusieurs mètres jusqu'à l'angle de la rue face à ce jardin.

Dans cette rue vivait mon meilleur ami ; Alexandre. Il était assez grand, brun, beau mec et fragile. Doté d'un grand c½ur et d'une sensibilité à revendre, mon meilleur ami était gay. Cela ne m'avait jamais gêné, bien au contraire, le monde gay est réellement plaisant. Alex et moi nous nous connaissons depuis maintenant 3 ans et depuis nous ne nous lâchons plus. Il était l'unique à être au courant de cette relation étrange entre Gareth et moi, il ne me jugeait pas, était même compatissant et presque jaloux lorsque je lui avais décrit Gareth physiquement. Fantasmant souvent sur Robert Pattinson comme moi-même, Alex avait les mêmes goûts que moi, cela était assez simple et facile pour nous mettre d'accord sur un film à aller voir, une série japonaise à regarder ou alors qui aborder lors de nos soirées.

Nous avions l'habitude de souvent être ensemble dans les rues de Lille, dans la ville de notre lycée ou l'un chez l'autre. Alex avait un an de moins que moi mais en faisait facilement 20. Il est aussi passé par un BEP, voilà donc pourquoi il ne passe son BAC que cette année, en même temps que je repasse mon second. Nous n'étions pas dans la même filiére, mais nous allions souvent nous voir, ce que j'avais le plus hâte. Il était comme un frère, un confident, une sorte de personne dont vous n'êtes pas amoureux mais que vous aimez plus que vos autres amis. Nous n'avions aucun tabou l'un envers l'autre, dormant souvent ensemble quasiment nus, c'est pour dire !

Nous étions à présent dans la rue de mon meilleur ami, j'observai la fenêtre au second étage de l'appartement au coin essayant de l'apercevoir. Comme à son habitude Alex était penché à sa fenêtre, une cigarette à la main, observant la rue sans point précis. Il nous remarqua assez vite, me faisant signe de la main. Puis je ne le vis plus durant quelques secondes et me stoppai.

- Qu'y a-t-il ?
Demanda alors Gareth.
- Hum rien.
Mentis-je.

Je savais très bien qu'Alex allait descendre les escaliers pour venir dans la rue à notre rencontre. Je n'avais pas parler d'Alex à Gareth, essayant de garder précieusement mes amitiés, je ne les dévoilais que peu souvent. J'avais raison, je vis débouler Alex de la porte de son appartement. Vêtu d'un jean simple, un peu large pour ses fines hanches et d'une chemise blanche entrouverte, il me sauta dessus comme une pile éléctrique.

- Ma chériiiiiiiiiie !
Cria-alors Alex d'une voix surexcitée.

J'avais l'habitude de ce genre de comportement, j'adorais Alex et son côté impulsif et tendre à la fois. Il m'embrassa sur la bouche, comme à notre habitude. Entre meilleurs amis cela ne nous dérangeait pas, de plus Alex n'était nullement intéressé par les femmes, donc cela mettait directement en dehors les questions sur l'ambiguïté ! C'est seulement après un raclement de gorge de Gareth que notre étreinte prit fin.

- Alex, je te présente Gareth Cullen.
- Gareth, je te présente Alexandre...


Je voyais que Gareth semblait mal à l'aise, je ne comprenais pas, était-ce l'étreinte ? Le baiser ? Beaucoup de gens nous prenaient pour un couple Alex et moi, et pourtant si ils savaient ! Je me mis alors à rire, voyant l'air paniqué de Gareth. Posant ma main dans la sienne, par simple geste naturel je lui expliquai la situation.

- Gareth, Alex est mon meilleur ami et il est gay !

Ses yeux devinrent extrêmement larges et il comprit enfin ce quiproquo.

- Ouaiiii ! Je préfère les hommes, t'es vraiment canon, Bev' avait raison !
Lança alors mon meilleur ami.

Gareth eu un sourire timide sur son visage, avec une part de fierté dans celui-ci, je devenai écarlate face à cette révélation. Regardant sans aucune rage Alex, ne pouvant pas être fâchée contre lui, je lui faisais comprendre sa gaffe avec une grimace dont seul lui connaissait l'existence.

- Roh ! Fais pas la petite fille timide Bev' ! Maintenant au moins il sait que tu le trouves canon...

Je pris bras de Gareth et me dépêchai à partir loin de cette rue. Je tournais la tête et vit Alex s'étendre de rire, le diable ! Il savait que je ne pouvais pas lui en vouloir ou me mettre en colère contre lui tellement, je tenais à lui et à notre amitié. Malgré ce côté diabolique, je l'aimais.

Alors que je stoppai la cadence.

- Je suis désolée... euh il est toujours comme ça, il aime plaisanter...
Dis-je honteusement.
- Ce n'est pas grave, vous avez une belle amitié... même si au début... j'avais envi de le frapper pour t'avoir sauté dessus comme ça, t'appeler ma chérie ou encore t'embrasser...

Son sourire grimaçait vers la fin de sa phrase, serait-il jaloux ? Non impossible, la jalousie est présente lorsque des sentiments sont présents aussi. Mais il était mignon comme cela. J'aimerai le revoir parler ainsi, ça faisait chaud au c½ur.

- On dort même quasiment nus ensemble tu sais. Je l'aime, c'est mon meilleur ami...
Lui avouai-je, voulant revoir cette nouvelle face de sa personnalité.

J'avais réussi, ses yeux devenaient énormément larges et sa bouche formait un O. Il se mordit la lèvre ensuite et je remarquai que ses yeux ne brillaient plus, comme s'ils étaient éteints pas une ombre. L'avais-je blessé ? Enviait-il Alex ?

Je m'approchai alors de lui et posai ma main sur sa joue, il se décontracta et je mis mes lèvres contre les siennes. Ce baiser dura seulement quelques secondes, mais il était doux. Lorsque mes lèvres se séparèrent des siennes, il semblait troublé.

- Non non...
S'exclama-t-il pour ensuite reposer ses lèvres sur les miennes, tel un gourmand en manque de sucrerie.

Son baiser était passionné presque ardent. Il dura plusieurs minutes durant lesquelles ma langue voyageait sur ses lèvres, la sienne caressant la mienne, s'entremêlant. Mes mains enfouies dans ses cheveux en bataille à présent, les siennes contre mon dos et ma hanche.

- Je préfère ce baiser à celui qu'il t'a donné.
M'avoua-t-il, comme fier de lui.
- Aurais-tu été jaloux durant quelques instants ?
Lui demandai-je, taquine.
- Hum... peut-être bien...
Dit-il, d'une voix malicieuse.

Je souris et lui tirai la langue, mettant ma main dans la sienne. Je ne savais toujours pas où nous allions, je devais vraiment le lui demander.

- Où allons-nous ?
- Chez moi, j'habite au bout de la rue dans un appartement loué. Ça ne te dérange pas ?

Me demanda alors son ténor soudainement timide et gêné.
- Heu... Non...

Nous continuâmes à marcher jusqu'au bas de son appartement, il était installé au second étage, comme Alex à l'autre bout de la rue. Lorsque nous arrivâmes sur le pas de sa porte, il l'ouvrit de façon assez rapide. La porte à peine claquée, mes lèvres rencontrèrent à nouveau les siennes fiévreuses. Ses mains étaient plaquées avec fougue contre ma cuisse et mes côtes. Tandis que les miennes se baladaient de nouveau dans ses cheveux doux et propres. La main sur ma cuisse m'éleva alors et je passai mes jambes autour de sa taille, maintenue secondement par ses bras.

Sa langue parcourait mon cou nu jusqu'au lobe de mon oreille pour le mordiller quelque peu. J'haletais alors.

- Gareth...
Marmonnais-je, la mâchoire décontractée.

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 15:57

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 19:22